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mardi 15 avril 2008

Le représentant de l'Eurovision chantera en Anglais


Cette année il s'agit de la 53ème édition du Concours et il se déroulera à Belgrade (pays d'origine du vainqueur de l'édition 2007).

Sébastien Tellier, représentant de la France à l’Eurovision, représentera la France par une chanson en Anglais. Voilà déjà qui fait débat auprès du Ministère de la Culture, Madame Albanel considère en effet que c'est "dommage" alors qu'un député, François-Michel Gonnot (UMP, Oise), s'est dit "choqué", estimant que "C’est un mauvais signe adressé à toute la communauté francophone et va à l’encontre de tous les discours officiels sur l’importance de défendre la francophonie".

D'autres considèrent quant à eux que la culture française ne se limite pas à 3 minutes au Concours de l'Eurovision. Le producteur Stéphane Elfassi, a également ajouté que de nombreux artistes "développent une nouvelle culture perçue à l’étranger comme étant actuelle et correspondant à l’époque".

Pourtant le règlement de l’Eurovision indique que "la langue dans laquelle les artistes interprètent leur chanson est laissée au libre choix des participants".

Les résultats de ce concours sont-ils représentatifs de la qualité de nos chanteurs-interprètes nationaux? Permettez nous d'en douter.

La question est posée, l'Eurovision est-elle selon vous le lieu de représentation de la culture française?

Votre opinion nous intéresse.

LB
source logo le site officiel

jeudi 10 avril 2008

Dans son testament, Julien Gracq lègue ses manuscrits à la Bibliothèque nationale de France


Julien Gracq (de son vrai nom Louis Poirier) est un écrivain français, né le 27 juillet 1910 à Saint-Florent-le-Vieil et mort le 21 décembre 2007 à Angers.

Il s'est révélé être un auteur discret, estimant que l'écrivain doit disparaître derrière son œuvre. Inspirée par le romantisme allemand et le surréalisme, l'œuvre de Julien Gracq mêle l'insolite et le symbolisme fantastique.

Connu également pour ce que l’on appellera « l’affaire Julien Gracq », quand il refusa le 3 décembre 1951, le prix Goncourt, décerné par l’Académie Goncourt pour son roman Le Rivage des Syrtes.

L'écrivain Julien Gracq, décédé le 21 décembre à 97 ans, a légué l'ensemble de ses manuscrits à la Bibliothèque nationale de France. Il a également souhaité que sa propriété de Saint-Florent-le-Vieil devienne une résidence pour jeunes écrivains. Les manuscrits légué à la BNF, comprennent tant les manuscrits de ses ouvrages publiés que les manuscrits inédits ou partiellement inédits, jusqu’à son décès.

Cet écrivain laisse un bel héritage et œuvre pour la littérature et la culture, post-mortem. Il a souhaité notamment laisser aux jeunes écrivains la possibilité de créer, dans un cadre adapté et dédié à l’écriture.

La culture c’est aussi l’héritage de nos comptemporains, voilà un bel exemple de transmission de patrimoine culturel.

LB

Photo: Julien Gracq à son domicile parisien le 30 mai 1984, par Gérard Gastaud.

Photo provenant d’un article sur Rue89

et Presse-Océan article


mercredi 2 avril 2008

Brève: L'Élysée a annoncé hier la création d'une commission chargée de choisir la personnalité qui succédera à Richard Peduzzi.

L'Élysée vient de diffuser un communiqué annonçant la mise en place d'une commission chargée de choisir le nouveau directeur de l'Académie de France à Rome qui succèdera à Richard Peduzzi

Pour voir la suite de l'article, cliquez sur le titre du post

LJ

lundi 24 mars 2008

A Rome la Villa médicis objet de tous les débats



La Villa Médicis n'est autre que l'Académie de France à Rome... Symbole la culture française, il s'agit en effet d'un lieu prestigieux accueillant des artistes et des écrivains français.

Le Président de la République Nicolas Sarkozy souhaite nommer un de ses conseillers à la tête de cet endroit de renom... mais voilà il semble que certains intellectuels de l'opposition s'insurgent.

La véritable question est de savoir contre quoi ils pestent? La motivation est-elle l'amour de la Culture française ou tout juste le prestige du poste !!!

voir l'article complet : Ouest-France

LB
source photo : culture.gouv.fr

vendredi 21 mars 2008

Langue française : une rupture dont on se passerait...


Mme Pécresse nous annonce qu'elle "ne milite pas pour imposer l'usage - déclinant (sic) - du français dans les institutions européennes à l'occasion de la prochaine présidence française de l'union". Bien que ministre de l'Enseignement supérieur, sans doute ignore-t-elle que le fait que le français a été la langue de la première encyclopédie universelle, montre assez qu'il peut être porteur d'une culture aussi scientifique que littéraire. C'est-à-dire que notre langue a vocation à conserver son caractère d'universalité, si l'on entend par là, non pas la prétention de tenir lieu de toutes les langues, mais la capacité pérenne de donner accès à tous les domaines de la culture - scientifique, technique et philosophique. 


pj. Il existe encore quelques irréductibles tranchées où certains n'ont pas honte de parler la langue de Molière...

Franchement vôtre,

CS

lundi 17 mars 2008

Paris et sa banlieue : la vision des étrangers



Le n°906 de Courrier International a réalisé un dossier spécial sur Paris : "Paris épinglé par la presse étrangère".

Dans le contexte des municipales, la presse étrangère c'est intéressée à Paris mais les articles ne sont guère flatteurs pour notre ville lumière.


The Observer considère que Paris à besoin d'un nouvel élan révolutionnaire, la Süddeutsche Zeitung considère que les Champs-Elysées ont perdu de leur superbe et parle d'une "pigalisation" de la "plus belle avenue du monde"...Le Financial Times également considère que les Halles sont synonymes de désert urbain...

Heureusement certains journalistes étrangers, reconnaissent encore Paris comme la capitale qui fascine les artistes et les écrivains, mais considèrent qu'il est difficile de s'y faire une place.

Ces articles sont tout de même contradictoires avec l'important nombre de touristes qui chaque année viennent visiter Paris, ville de culture et de brassage des cultures. Il ne faut pas limiter sa vision de Paris à quelques dérapages, qui ne sont pas exclusifs à notre Capitale, nous semble-t-il.


Je vous encourage à lire ces articles pour vous faire votre propre opinion.

LB

(Source photo : LB)

mercredi 20 février 2008

Diversité et pluralisme de la culture


« La richesse culturelle du monde,
c’est sa diversité en dialogue »
Koïchiro Matsuura
C'est en novembre 2001 que la déclaration universelle de l'UNESCO sur la diversité culturelle a été signé à Paris.
Dans un concept particulier, au lendemain des attentats du 11 septembre, cette déclaration avait un objectif:
les États réaffrimaient leur conviction que le dialogue interculturel constitue le meilleur gage pour la paix, et de rejeter catégoriquement la thèse de conflits inéluctables de cultures et de civilisations.
En voici les 3 premiers articles; ceux-ci concernent la diversité et le pluralisme de la culture.
ARTICLE 1 La diversité culturelle, patrimoine commun de l’humanité

La culture prend des formes diverses à travers le temps et l’espace. Cette diversité s’incarne dans l’originalité et la pluralité des identités qui caractérisent les groupes et les sociétés composant l’humanité. Source d’échanges, d’innovation et de créativité, la diversité culturelle est, pour le genre humain, aussi nécessaire qu’est la biodiversité dans l’ordre du vivant. En ce sens, elle constitue le patrimoine commun de l’humanité et elle doit être reconnue et affirmée au bénéfice des générations présentes et des générations futures.
ARTICLE 2 De la diversité culturelle au pluralisme culturel

Dans nos sociétés de plus en plus diversifiées, il est indispensable d’assurer une interaction harmonieuse et un vouloir vivre ensemble de personnes et de groupes aux identités culturelles à la fois plurielles, variées et dynamiques. Des politiques favorisant l’inclusion et la participation de tous les citoyens sont garantes de la cohésion sociale, de la vitalité de la société civile et de la paix. Ainsi défini, le pluralisme culturel constitue la réponse politique au fait de la diversité culturelle. Indissociable d’un cadre démocratique, le pluralisme culturel est propice aux échanges culturels et à l’épanouissement des capacités créatrices qui nourrissent la vie publique.
ARTICLE 3 La diversité culturelle, facteur de développement

La diversité culturelle élargit les possibilités de choix offertes à chacun ; elle est l’une des sources du développement, entendu non seulement en termes de croissance économique, mais aussi comme moyen d’accéder à une existence intellectuelle, affective, morale et spirituelle satisfaisante.
LJ

vendredi 1 février 2008

Christine Albanel annonce plus de culture sur les chaînes publiques sans publicité

Lors d'un chat organisé dans le cadre d'un débat public sur internet, la ministre de la Culture et de la Communication a apporté mercredi 30 janvier les premières orientations des chaînes publiques lorsque la publicité aura disparue de l'antenne. La perte des plages publicitaires sera compensée par davantages de programmes culturels notamment "plus de films et d'émissions sur le cinéma", l'histoire et la littérature. 

Si les chaînes de France Televisions n'ont pas comme but de cloner Arte, selon Christine Albanel, la priorité sera donnée à plus "d'exigences vis-à-vis de la production et des créateurs". La suppression de la publicité permettra "d'éviter les tunnels de la publicité à 20h30 et de démarrer la deuxième partie plus tôt..." et de nous décrétiniser peut-être un peu aussi?... (ou pas?)

Culturellement vôtre,

CS

jeudi 24 janvier 2008

les enjeux de la langue française

Aujourd'hui 24 janvier 2008, se tenait le Colloque «Intelligence économique et francophonie : vecteur de développement et coopération internationale» au Pôle Universitaire Léonard de Vinci Paris La Défense, évènement annoncé précédement dans nos colonnes.


Il est important de rappeler que la culture et la langue sont des enjeux primordiaux. Nous avons relevé un article Jerôme Bondu traitant de ce sujet. ( lien vers l'Article sur AGORAVOX le web citoyen : les enjeux de la langue : francophonie et Intelligence Economique.... ).


LB

Culture Morte ou Métisse ?

débat intéressant: qu'en pensez vous?

lundi 14 janvier 2008

Comment refonder efficacement notre politique culturelle pour regagner de l'influence ?


Si la France a été durant de longs siècles l'un des foyers les plus prospères de la culture, ce n'est pas parce qu'elle a eu Louis XIV ou Malraux, c'est d'abord parce qu'elle a eu des artistes, et les plus grands. Malheureusement notre influence culturelle chute et on le retrouve bien là dans une anecdote complexante : Paris n'est plus une capitale internationale de l'art comme elle l'était du temps de Chagell, Picasso, Kandinsky ou Miro : en 2006, 38% du chiffre d'affaires du marché de l'art a été réalisé à Londres contre 5,7% à Paris ; face à la chute du rayonnement de notre culture, des choix et des priorités sont à définir ; mais lesquels ? Comment refonder efficacement        notre politique culturelle pour regagner de l'influence ?

En repensant les principaux leviers d'action : l'école et les medias sont les deux leviers principaux de la democratisation culturelle et de la diffusion de notre culture dans le monde. Or, il n'y a jamais eu autant de chaines publiques et jamais aussi peu d'émissions culturelles à la télévision : nous devrions renforcer la programmation culturelle sur les chaines généralistes, aux heures de grande écoute, avec des programmes de qualité (à la place des pubs). 
Il faudrait également réformer notre politique d'accueil des étudiants étrangers : c'est en formant en France l'élite des pays étrangers que nous assurons le mieux le rayonnement de notre langue et de notre culture. Aussi, nous devrions utiliser beaucoup plus vigoureusement  le budget de l'audiovisuel pour diffuser notre culture dans le monde : le budget de l'audiovisuel extérieur est d'environ 600 millions d'euros, presque autant que celui de CNN et plus que celui de BBC World, pour une visibilité incomparablement moindre : la solution, la fusion TV5, RFI et France 24 (à quel prix...)
Quand au réseau des centres culturels français à l'etranger, soutenu par celui de l'alliance francaise, il est situé pour 45% des centres en Europe, 30% en Afrique, le reste, 25%, en Asie et en Amérique. La réalité, c'est que l'organisation de notre présence culturelle à l'etranger n'a pas changé depuis 1960 ! 
Nous devons avoir une reflexion stratégique sur le deploiement geographique du reseau, mieux repartir nos dépenses avec moins de coûts de structures, plus d'enseignement du français, plus d'artistes français diffusés à l'etranger, plus de coopération avec de grandes institutions culturelles internationales. 
Mettre en place une éducation artistique à l'école, restructurer et dynamiser le réseau des centres culturels à l'etranger, faire de la France un pays d'accueil pour les élites universitaires étrangères, rétablir Paris comme capitale des arts, clarifier le mode d'attribution des aides, réorienter la politique culturelle vers le public et vers les artistes : voilà les principaux points qui permettraient à la France de regagner son influence culturelle !
Franchement vôtre,
CS

lundi 7 janvier 2008

Brève : L’art…c’est gratuit !?


Depuis le 2 janvier 2008, l’accès aux collections permanentes des musées nationaux de France est gratuit jusqu’en Juin 2008.
Cette décision faite suite au communiqué de la Ministre de la Culture du 23 octobre 2007 (
le communiqué de la conférence).

Sont concernés :
A Paris et en région parisienne :
- le musée Guimet- le musée de Cluny
- le musée des Arts et métiers
- le musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye
- le musée national de la Renaissance d’Ecouen
- le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget
En province :
- le musée de la Marine de Toulon
- le musée national Adrien Dubouché à Limoges
- le musée Magnin à Dijon- le palais du Tau à Reims
- le palais Jacques Coeur à Bourges- le château d’Oiron
- le musée national du château de Pau- le château de Pierrefonds

Ainsi qu’un accès privilégié pour les 18-25 ans dans les musées suivant un soir par semaine entre 18h et 21h :
- le musée national d’Art moderne le mercredi
- le musée d’Orsay le jeudi
- le Louvre le vendredi
- le musée du Quai Branly le samedi

Voilà une occasion à ne pas rater, trop souvent le prix des expositions ou des musées nous paraît exorbitant. La culture ça n’a pas de prix, c’est inestimable, alors si on peut y accéder gratuitement, profitons en !
A bon entendeur…

LB
(source photo LB)

Brève : L’art dédié aux sapeurs pompiers.


Hommage rendu aux soldats du feu le 7 janvier 2008, dans le 17eme arrondissement de Paris, devant les bâtiments de l’Etat Major (proche de la porte Champerret).


L’œuvre d’art réalisée par Wang Du a été inaugurée par l’adjoint au Maire de Paris en charge de la culture.

Cet artiste contemporain chinois ne fait pas parler de lui pour la première fois dans les rues de la capitale, il avait en effet marqué les esprits de ses œuvres monumentales en 2004, lors d’une exposition au Palais de Tokyo.

Notons que cette œuvre a fait l’objet, au préalable, d’une sélection par le Comité de l’Art dans la ville, qui a pour vocation de permettre l’accès à l’art dans les espaces publics de la ville de Paris.


LB





crédit photo : Mairie de Paris

dimanche 23 décembre 2007

Capitale Européenne 2013 : les présélections!


Les quatre villes françaises présélectionnées pour La Capitale Européenne en 2013 : Bordeaux, Lyon, Marseille et Toulouse.

C’est au plus tard le 1er janvier 2009, sur la base du rapport du jury, que la France présentera aux institutions européennes la candidature d’une ville.

Ensuite, le Conseil de l’Union européenne désignera officiellement la ville française Capitale européenne de la culture 2013
.

LB


mercredi 19 décembre 2007

La culture française n'est pas morte pour tout le monde !


Internautes et intellectuels s'insurgent contre "la mort de la culture française"
(lemonde.fr - mardi 18 décembre 2007)

Où sont passés les Proust, Sartre, Ravel et autres Truffaut ? Qui est capable de citer un artiste français internationalement reconnu qui ne soit pas Johnny Hallyday ? Le journaliste Don Morrison du Time Magazine a mis le feu aux poudres en proclamant "La mort de la culture française" dans son édition du 3 décembre.


Derrière un titre à la "une" des plus provocateurs, le journaliste a bien aiguisé ses lames."Personne ne prend la culture plus au sérieux que les Français", commence-t-il, et pourtant la culture ici ne rayonne plus. Parmi les 727 nouveaux livres publiés cette automne, les centaines d'albums et les dizaines de films, une infime minorité seulement passera les frontières hexagonales. Il est temps de comprendre que "la France n'est plus ce qu'elle était, et encore moins ce qu'elle prétend être", résume Nonfiction.fr, un portail d'information consacré aux sciences humaines. A l'origine du marasme : le déclin de langue française bien sûr, l'inertie d'un art sous perfusion de subventions étatiques et le trop lourd héritage du "nouveau roman", à l'origine d'œuvres égocentriques et peu accessibles.

LE FANTASME "ÉMOUSTILLANT" DU DÉCLIN FRANÇAIS

Un constat accablant qui a provoqué une onde de choc dans la presse française et sur la Toile. Pour Laure Jareau de Nonfiction.fr, "la critique est parfois facile et les arguments ne sont pas toujours convaincants, mais on voit dans cet article comment la France et ses artistes sont perçus à l'étranger : un petit village gaulois résistant encore et toujours à l'envahisseur". Et le premier des Gaulois à s'être emporté n'est autre que l'académicien Maurice Druon. "Non, la culture française n'est pas morte !" clame-t-il dans une tribune du Figaro. "Ça recommence. Tous les quatre ou cinq ans, les Etats-Unis sont pris d'une fièvre antifrançaise que l'un de leurs grands médias se charge de communiquer à l'univers." Toujours, dit-il, les attaques sont guidées par la même confusion entre culture et divertissement. Or "la culture n'est pas dictée par le box office de la semaine", martèle le gardien du temple.

Même son de cloche sur la plateforme de blogs du Guardian. "Pour certains Américains, il n'y a rien de plus émoustillant" que le fantasme du déclin français, ironise la chroniqueuse Agnès Poirier. Et si la littérature française s'exporte mal aux Etats-Unis malgré la densité de sa production annuelle, c'est surtout parce que "le pays s'est barricadé entre quatre murs et a perdu son intérêt pour le monde extérieur", écrit-elle. Seuls 2,1% des livres publiés outre-Atlantique sont des traductions. Une forme de "chauvinisme" auquel Agnès Poirier oppose la "curiosité des lecteurs français".

D'ailleurs, renchérit Bernard-Henri Lévy, dans les colonnes du Guardian, "le discours des Américains sur la culture française en dit bien plus long sur eux que sur nous". En d'autres termes, c'est le discours de la culture dominante. Et surtout un discours auto-justificateur. Pourquoi ? D'abord, répond l'auteur d'American Vertigo, parce qu'"une culture qui n'intéresse pas les Américains est par définition faible". Ensuite, parce que "les Américains n'ont jamais tort", qu'à leurs yeux,"l'art n'est rien d'autre que l'industrie de l'art" et qu'un art qui brille, c'est avant tout un art qui s'exporte.

"L'IDÉE MÊME DE CHEF-D'OEUVRE A DISPARU"

A cet égard, Don Morrison évoque bien sûr Michel Houellebecq, auteur des Particules élémentaires et l'un des rares écrivains du cru à faire parler de lui à l'étranger. Mais quid de la vitalité de la production musicale et architecturale hexagonale ? Que ce soit "Daft Punk, Stardust, Etienne de Crecy ou Mojo, toutes les grandes figures de la French House sont internationalement respectées", souligne le correspondant de The Independent à Paris, John Lichfield. Sans oublier l'architecte Jean Nouvel, qui s'apprête à construire une nouvelle tour en verre à Manhattan, ou encore Christian de Portzamparc qui a pensé le "design" du futur musée du cinéma à Hollywood.

Or, la perception qu'ont les Américains de la culture française tient en une équation simple selon le chroniqueur littéraire du Nouvel Observateur, Didier Jacob : "De Gaulle+Sartre+la baguette+les seins de Sophie Marceau=la culture de la France." Le second problème, relève-t-il sur son blog Rebuts de presse, c'est que l'hebdomadaire américain "fait référence à une conception de la culture aujourd'hui largement dépassée". Il n'y a pas plus de Molière en France aujourd'hui, que d'Henry James aux Etats-Unis et, dans l'Hexagone comme partout, "l'idée même de chef-d'œuvre a disparu dans la seconde moitié du XXe siècle. Proust aujourd'hui n'aurait pas de sens. Ni Shakespeare, d'ailleurs", écrit le journaliste.

Finalement, c'est dans la diversité que réside la richesse nouvelle de la culture française. Don Morrison cite Yasmina Reza, Marjane Satrapi, Diam's et Abd Al-Malik comme autant de figures dynamiques d'une France mondialisée. "Adoptons la recette multiculturelle et nous serons sauvés", résume Antoine Compagnon dans une tribune du Monde et, conclut-il, "faisons surtout le pari, pour démentir tous les Perry Anderson et Don Morrison, que le roman de la France contemporaine est sous presse".

Elise Barthet

E.S.

mardi 18 décembre 2007

Qui sera la Capitale Européenne de la Culture en 2013?

Projet mis en place en 1985 par le Conseil des Ministres européens chargés de la culture et initié par de Mélina Mercouri (alors ministre grecque de la culture). Cette sélection a pour objectif de promouvoir l’exceptionnelle richesse et variété des cultures européennes.

La ville désignée par l’Union Européenne le sera pour une période d’un an. Cette année sera l’occasion pour elle de développer sa vie culturelle et de créer une grande dynamique dans de nombreux domaines pour elle et pour toute sa région.


Pour mémoire, trois villes françaises ont déjà obtenu le titre de Capitale Européenne de la Culture, Paris en 1989, Avignon en 2000 et Lille en 2004.


Quelle sera la prochaine ? Notons que sept villes françaises sont en compétition (avec d’autres villes Européenne) pour le titre de Capitale Européenne de la culture : Bordeaux, Lyon, Marseille, Nice, Saint Etienne, Strasbourg et Toulouse.


Le projet a été lancé en novembre dernier, la phase de présélection doit avoir lieu aujourd’hui (18 décembre) et la seconde mi-avril (après les élections municipales). Les villes choisies devront ensuite remettre un programme complet et un budget prévisionnel en septembre 2008, pour une décision finale en octobre 2008.

Chaque ville vous propose son projet pour remporter la compétition :
Toulouse 2013
Nice 2013
Strasbourg 2013

Lyon 2013
Saint-Etienne 2013
Bordeaux 2013
Marseille 2013
A suivre…

LB
(source photo LB)

lundi 10 décembre 2007

BHL : réactions à l’article de Time Magazine

Actualités


Le 8 décembre dernier, le philosophe français Bernard-Henry Lévy a réagit dans « The Guardian » suite à l’article de Donald Morrison paru dans le Time Magazine (notre post du 1er décembre 2007).

lien vers l'article de "The Guardian" (clic)

BHL dans cet article déclare que les allégations du Time reflètent plus l’état de la culture Américaine que celle de la France. A son tour il fait l’état de la culture d’outre-Atlantique…
Quand on se fait attaquer il faut bien savoir par qui!

A vous de juger…

LB

source photo © T. Dudoit/L'Express (2005)




Nos architectes s’exportent bien…

L’activité des architectes français à l’étranger se porte bien, elle est encore gérée par quelques agences spécialisées comme l’AFEX (Architectes Français à l’Export) qui fête ses dix ans cette année.
L’AFEX divulgue les résultats d’une enquête sur l’activité à l’international des cabinets d’architecture français. Selon cette enquête, en 2005, 247 agences réalisaient des projets en dehors de nos frontières, soit une augmentation de 74% depuis 2001. Le chiffre d’affaire réalisé en 2005 s’élève à plus de 63 millions d’euros.

Quelles sont les zones privilégiées ?
- L’Asie,
- L’Europe,
- Le Moyen-Orient,
- Le Maghreb.
Les commandes concernent essentiellement des équipements de type culturel (puis loisirs, tourisme…).

A titre d’exemple, notons que c’est un cabinet français qui a été retenu pour la réalisation du futur musée du cinéma pour Hollywood (à Los Angeles). L’heureux élu :
Christian de Portzamparc (prix Nobel de l’architecture en 1994 et a reçu le grand prix de l’urbanisme en 2004), notamment créateur de la Cité de la musique à Paris ou encore la tour LVMH à New-York.

Nos architectes et leurs réalisations abritent la culture des pays étrangers, ne s’agit-il pas là d’une belle reconnaissance à travers le monde…


LB
(source photo New-York Mag D)

mercredi 5 décembre 2007

Culture et sport, le mélange des genres

L’heure est au mélange des genres. Et en particulier, à celui de la culture et du sport.
Les parentés entre l’économie de la culture et celle du sport sont d’ailleurs loin d’être négligeables. En premier lieu, les deux catégories d’activités reposent sur certaines modalités de valorisation des talents, sur le poids du star system et de son corollaire, la polarisation des rémunérations entre les vedettes et tous les autres. Il faut aussi mentionner l’importance de la compétition, et la coexistence entre amateurs et professionnels. Les arts et le sport ont en commun la part montante du spectacle et de l’évènementiel, avec des tarifs parfois prohibitifs. Dans les deux cas, les modèles d’affaires reposent en large partie sur la gestion de droits et la vente de produits dérivés. Certains spectacles vivants, ceux qui rassemblent des publics massifs et populaires malgré des prix des billets singulièrement élevés, partagent avec les compétitions sportives les mêmes lieux de représentation.

Il faut ajouter la forte présence dans les médias du sport et de la culture, l’internationalisation des activités, et la recherche de retombées économiques pour les villes ou les pays dans lesquels se déroulent les compétitions ou se développent les activités culturelles et artistiques.

Dernier élément, la création d’emplois est loin d’être insignifiante : plus de 300 000 personnes travaillent en France dans le domaine du sport, et près de 450 000 sont employées dans des activités culturelles, sans compter la part du bénévolat.

Sport et art, le mélange des genres se déroule sous nos yeux. Après tout, ne parle –t-on pas d’arts martiaux? Le sport, pratiqué sous certaines formes, serait à ranger du côté des arts. Mais c’est bien sous l’angle de la marchandisation que la parenté se manifeste le plus souvent. Deux cas récents l’illustrent clairement.

Le premier est un film de cinéma, qui met en image tout l’art –si je puis dire- de Zinedine Zidane, sous le titre «Un portrait du XXIe siècle» ; il a été réalisé par deux artistes contemporains, le Français Philippe Parreno et l’Ecossais Douglas Gordon. Le journal The Arts Newspaper nous apprend que le film a été acheté par le Musée Guggenheim à la foire d’art contemporain de Bâle.

Le second exemple se déroule dans le nord de l’Italie. Le président de l’équipe de football de la ville de Carpi, l’homme d’affaires Fausto Salami, vient d’imprimer des tee-shirts, pour son équipe, dans sa propre usine. Et que voit-on sur les tee-shirts ? La façade du musée des beaux arts local, le Palazzo dei Pio. L’objectif, paraît-il, est de montrer (je cite un représentant du musée) « les liens très forts entre la culture de la ville de Carpi et son équipe de football » !

Mais il faut prendre la mesure de ce que l’offre sportive peut aussi devenir la source d’une concurrence sévère avec l’offre culturelle. Le sport à la télévision est un produit d’appel pour les annonceurs. Les télévisions en savent quelque chose, lorsqu’elles acceptent de payer à prix d’or les droits de retransmission des grandes rencontres sportives (la Ligue de football professionnel va lancer son appel d'offres pour la retransmission des championnats de 2008 à 2012 ; Canal+ s'en était assuré l'exclusivité pour trois saisons pour 600 millions d’euros par an, au titre de la précédente enchère). Ce financement par la télévision accentue le vedettariat, la survalorisation de certaines disciplines au détriment des autres ; et par la ponction qu’il constitue sur le budget des chaînes, il réduit mécaniquement les sommes (et le temps d’antenne) allouées à des programmes plus culturels.

Il y a un autre aspect de cette concurrence entre le sport et la culture. Le consommateur ne peut s’offrir un spectacle culturel et un spectacle sportif. 69% des Français ne se rendent jamais à un spectacle, quelle qu’en soit la sorte. 18% y vont une fois dans l’année, et 11% plus d’une fois. Le prix des billets d’entrée subit un trend inflationniste, certes différencié selon les genres de spectacles. A la veille de Noël, pour une sortie en famille, il faut choisir entre le foot et le spectacle; les grands stades l’ont compris, qui jouent sur les deux catégories. Bref, le sport et les arts, amis occasionnels, se retrouvent fréquemment en concurrence frontale.

CS

Le meilleur vin au monde est français

Le viticulteur Paul-Vincent Avril a vu son Chateauneuf du Pâpe est en tête des 100 premiers vins distingués par la revue "Wine spectator", pour son "Clos des Papes 2005".
Annectote, le millésime 2005 est déjà épuisé, cette exploitation ne produisant que des petites quantités de haute qualité.
Il est important de noter également que parmis les 20 premiers crus 4 autres Châteauneuf du Pâpe sont nommés.
Monsieur Avril se réjouit pour sa famille et le personnel du château, mais également pour le vin français.
Notre pays est reconnu pour la qualité de ses cepages, une nouvelle façon d'exporter notre culture...La culture se consomme sans modération.

pour aller plus loin :
l'article du figaro du 4 décembre 2007

"l'alcool se consomme avec modération" Loi Evin

LB